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Conception: Christian Geffroy Schlittler Les 4 premières étapes ont été crées et présentées durant la saison 2007-2008 du théâtre Saint-Gervais Genève, où la compagnie est en résidence depuis septembre 2007. La cinquième, conférence-performance par le metteur en scène a été présentée à l'Arsenic à Lausanne. En fin de "chantier", la compagnie a présenté l'ultime étape : le spectacle final: Pour la libération des grands classiques. A la question: ce projet se veut-il le défenseur ou le fossoyeur des grands classiques, il ne s'agissait pas de répondre de manière explicite - et certainement pas en d'autres termes que ceux que la création scénique nous fournirait. Car, quelles qu'aient pu être nos convictions, la mise en oeuvre d'une telle entreprise de plus de six mois ne pouvait faire l'économie d'une alternance saine entre une relation consciente et amoureuse aux oeuuvres et auteurs classiques, et une pulsion presque morbide, anéantissante ou polémique envers certains textes et aspects du répertoire. Et c'est précisément grâce à cette alternance - et la pratique du choix qu'elle systématisait - que l'équipe de création pouvait sentir comme le parfum tangible d'une LIBÉRATION. (Christian G., extrait de dossier) Coproduction: L'agence Louis-François Pinagot, Saint-Gervais, Genève
Profondeur insondable du mythe ou opacité des logiques sociales, on est toujours en deçà de Shakespeare. On lui court toujours après. C'est ce Shakespeare insaisissable qu'il m'intéresse de montrer. Ce Shakespeare que les gens de théâtre tentent de circonscrire, de résoudre, de mettre en scène, avec la conscience cependant de son irréductibilité. (Christian G.S.) Etape 2 : conférence / molière / fiction
Ce qui frappe chez Molière, c'est qu'il est tout entier rhétorique. Il baigne dans un monde louis-quatorzien; où l'éloquence permettrait de côtoyer les couronnes. J'ai pensé que la conférence était une bonne manière d'aborder Molière. Parce que c'est l'occasion de nous plonger nous aussi dans l'art du discours et d'expérimenter les conditions scéniques de son dépassement.Évidemment, le recours à la forme conférence pour parler du plus grand classique francophone est aussi un dispositif potentiellement ironique. Il rappelle l'obligation scolaire d'étudier Le médecin malgré lui dans les classiques Bordas, ce qui a traumatisé plus d'un élève.(C.G.S) Etape 3 : pénates tchékhoviennes
L’interpénétration et l’interdépendance du temps, de l’espace et du langage est une des manifestations les plus visibles du grand projet tchékhovien: l’élargissement du champ de la représentation et de la perception théâtrale. C’est pourquoi toutes sortes de conversations sont possibles dans le théâtre tchékhovien, qu’elles soient triviales, sentimentales, politiques ou philosophiques. Etape 4 : moi, August Strindberg, ayant égorgé...
Strindberg c’est un Moi nietzschéen, on ne peut pas vraiment être d’accord avec tout ce qu’il dit: sa misogynie, sa misanthropie, sa violence, sa façon d’affirmer que tout le monde a tort sauf lui. Pourtant, avec le temps, on écoute sa rage irrépressible à dire encore et toujours, on constate sa lucidité dans la dissection des rapports humains.Une façon d’approcher le phénomène Strindberg, c’est peut-être de l’incarner, lui redonner sa voix. Et notamment celle qu’il fait entendre dans ses préfaces: celle, célèbre, de Mademoiselle Julie, mais aussi celle de Drapeaux noirs, un roman de 1908. (C.G.S) Etape 5 : Avant la libération
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